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Maxime Boudin, consultant web et Media Buyer. Expert SEO – SEA. Auteur du blog marketing digital On-me-trouve.fr, conseil en création de site web et référencement.
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Référencement IA : être cité par ChatGPT et Mistral AI, le Graal ?
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Un aperçu d’un des outils IA proposés par Perplexity.
Le monde du SEO change. Le référencement IA qui consiste à être cité par les outils génératifs tels que ChatGPT et MistralAI demande d’adapter sa stratégie digitale pour gagner en visibilité. Dans ces conditions, peut-on rester centré uniquement sur le SEO ? Doit-on envisager une approche hybride SEO + GEO – Generative Engine Optimisation – ou simplement tout miser sur les outils IA ? Comment être cité par les nouveaux outils génératifs et quid des sites déjà peu visibles en SEO ? On fait le tour de la question pour tenter d’y voir plus clair.
GEO : Principes et opportunités du référencement IA
Avec les récents développements de l’accès aux outils d’IA générative et l’engouement que le phénomène a suscité, l’augmentation du trafic vers ces outils a été impressionnante et dépasse les + 67% sur un an en 2024. ChatGPT est aujourd’hui le leader incontesté de son secteur puisqu’il représente près de 3/4 de ce trafic mondial avec 48 milliards de visites annuelles.
Conséquence logique, les créateurs de contenus et les entreprises digitalisées veulent à tout prix améliorer leur référencement IA pour apparaître dans les résultats de recherche générative grâce au GEO, le petit frère du SEO. C’est effectivement faire preuve d’une certaine intelligence stratégique compte tenu de la dynamique extrêmement forte de l’IA et des opportunités presque infinies qui en découlent, mais dans l’état actuel du marché, cette intelligence ne doit cependant pas se muer en aveuglement qui voudrait qu’on ne voie plus que par ces outils.
En effet, l’IA concentre principalement des requêtes conversationnelles ou complexes. Ce sont donc des requêtes plus longues que sur Google qui nécessitent une analyse approfondie étayée par une compilation importante de données en vue de restituer une réponse pertinente et argumentée. C’est très différent de chercher un « coiffeur près de chez moi » ou un « coach sportif et nutrition». Être cité dans ces résultats de requêtes demande d’adapter ses contenus web, de structurer davantage sous forme de question/réponse courte citable et de partager des contenus exclusifs ou experts détaillés comme des guides et des dossiers thématiques complets. De plus, il faut continuer à suivre les grands principes de hiérarchisation des textes avec les titres H1, H2, H3, des principes vieux comme le monde en SEO qui démultiplient également les possibilités d’être cité par l’intelligence artificielle.
Infographie comparative entre visites sur les IA et visites sur Google et Cie en un an.
Et le SEO dans tout ça ?
Selon les chiffres de 2024, les 10 principaux chatbots IA cumulent 55,2 milliards de visites annuelles contre 1 863 milliards pour les moteurs traditionnels avec des motivations qui diffèrent assez largement des uns aux autres. La part du trafic basé sur les moteurs de recherche et le SEO reste donc considérable et cela ne changera pas du jour au lendemain. De plus, les acteurs historiques ont bien pris le virage de l’IA et n’ont de cesse d’implémenter progressivement des innovations par l’IA. Les moteurs dits traditionnels restent consultés sur des requêtes plus courtes, des besoins précis comme la recherche d’un professionnel, l’identification d’un lieu ou des informations ne nécessitant pas forcément d’analyse complexe ou d’argumentation très élaborée, en se fiant aux avis clients et aux informations de localisation, selon des habitudes de recherche bien ancrées. Au centre de ces bouleversements, renforcés par les apports nouveaux des réseaux sociaux en termes de recherche comme TikTok, le SEO continue de monter en exigence et de démontrer la cohérence d’une stratégie digitale construite sur ses principes. Il reste un levier prioritaire de visibilité, un pilier incontournable d’optimisation, y compris pour le GEO, avec le balisage des pages web, l’analyse des mots-clés, l’enrichissement sémantique et le travail intelligent du netlinking, du maillage interne et des backlinks de qualité.
Illustration de l’augmentation de l’utilisation des IA Generatives.
SEO + GEO : optimiser et analyser ses contenus
Une stratégie gagnante pour les sites aujourd’hui est une stratégie hybride SEO + GEO vouée avant tout à apporter les réponses les plus qualitatives possibles aux internautes. Ce sont deux approches complémentaires où le SEO joue tout de même le rôle de socle fondateur.
Pour capter le trafic massif issu des moteurs de recherche, les principales mesures à prendre en SEO vont concerner :
- les mots-clés,
- l’autorité de domaine,
- l’expérience utilisateur.
Dans le même temps, à partir d’un bon SEO et pour maximiser la visibilité avec le GEO, on va faire en sorte d’optimiser les textes pour être cité par les IA avec :
- les blocs de réponses courtes,
- les FAQ détaillées,
- les données exclusives,
- les schémas structurés.
Le premier pilier a un côté plus générique quand le second est plus technique et détaillé. SEO et GEO sont donc à travailler de concert pour se donner un maximum de chances d’être visible. N’en privilégier qu’un seul sur les deux serait une erreur stratégique dans un environnement qui évolue très vite. Il faut noter tout de même que certains sites dont le SEO ne permettrait pas une extraordinaire visibilité dans Google sur certaines requêtes pourraient tout à fait être cités par l’IA, à condition de suivre les best practices en matière de GEO. Pour analyser l’ensemble des performances et pouvoir affiner un positionnement, outre les traditionnels outils SEO comme la Search Console, Google Analytics 4 et consorts, Semrush, Ahrefs (…), de nouveaux supports émergent ou évoluent et viennent compléter l’offre comme Galadrim, Perplexity tracker, SurferSEO, Clearscope qui analysent les citations ou font des recommandations pour la visibilité dans l’IA. Ils font le grand bonheur des marketeurs qui savent bien que ce n’est qu’en mesurant précisément qu’il est possible de progresser.
SEO, GEO, référencement IA, c’est tout un monde en ébullition et les changements sont majeurs. Demeure néanmoins un principe immuable : tout bon référenceur doit avoir à cœur de proposer un contenu qui répond qualitativement aux interrogations, plutôt que quantitativement. De la même façon qu’il y a une humanité augmentée par l’IA, il y a maintenant un SEO augmenté par l’IA, le GEO ou, dans sa formule complète, le SEO + GEO. Et s’il devait y avoir un Graal aujourd’hui en référencement, ce serait celui-là.
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